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:Il se mit  le suivre en cherchant dans ses souvenirs, et rptant  mi-voix  : " O diable ai-je connu ce particulier-l  ? " 
:Son camarade le regarda des pieds  la tte, en homme pratique, qui juge un sujet, puis il pronona d'un ton convaincu  : 
:Il prit le coupon qu'on lui tendait, poussa la porte matelasse,  battants garnis de cuir, et ils se trouvrent dans la salle. 
:Les hautes glaces, derrire elles, refltaient leurs dos et les visages des passants. 
:Forestier ouvrait les groupes, avanait vite, en homme qui a droit  la considration. 
:" Tiens, v'l un joli garon  : s'il veut de moi pour dix louis, je ne dirai pas non. " 
:" C'est pour toi, a  : tu as du succs, mon cher. Mes compliments. " 
:" C'est ton ami qui me sduit. C'est vraiment un joli garon. Je crois qu'il me ferait faire des folies  ! " 
:" Dis donc, mon vieux, sais-tu que tu as vraiment du succs auprs des femmes  ? Il faut soigner a. a peut te mener loin. " 
:Ils se serrrent la main, et le journaliste s'loigna. 
:Et il jeta le nom derrire une porte souleve, dans un salon o il fallait entrer. 
:Il rougit jusqu'aux oreilles, ne sachant plus que dire  ; et il se sentait examin, inspect des pieds  la tte, pes, jug. 
:Elle tait vtue d'une robe de cachemire bleu ple qui dessinait bien sa taille souple et sa poitrine grasse. 
:Elle entra d'une allure alerte  ; elle semblait dessine, moule des pieds  la tte dans une robe sombre toute simple. 
:Elles s'embrassrent. Puis l'enfant tendit son front avec une assurance de grande personne, en prononant  : 
:" Vous savez, nous sommes ici sans crmonie, sans faon et sans pose. C'est entendu, n'est-ce pas  ? " 
:Georges Duroy ouvrit la bouche et pronona, surpris par le son de sa voix, comme s'il ne s'tait jamais entendu parler  : 
:Le pre Walter devint srieux et releva tout  fait ses lunettes pour regarder Duroy bien en face. Puis il dit  : 
:Mme Walter ajouta, avec cette grce srieuse qu'elle mettait en tout et qui donnait un air de faveurs  ses paroles  : 
:Le vieux pote, arriv tard  la renomme, dtestait et redoutait les nouveaux venus. Il rpondit d'un air sec  : 
:La petite fille demeurait immobile et grave, la tte baisse sur son assiette. 
:Puis elle s'loigna avant qu'il et pu rpondre un mot. 
:" Assieds-toi l, mon enfant, tu aurais froid prs de la fentre. " 
:Et Duroy fut pris d'une envie folle d'embrasser la fillette, comme si quelque chose de ce baiser et d retourner  la mre. 
:" Rponds  : " Je veux bien, monsieur, pour aujourd'hui  ; mais ce ne sera pas toujours comme a. " 
:Duroy, s'asseyant aussitt, prit sur son genou Laurine, puis effleura des lvres les cheveux onds et fins de l'enfant, 
:II rougit, sans rpondre, et d'un mouvement lger il balanait la petite fille sur sa jambe. 
:" Tiens, voil Laurine apprivoise, quel miracle  ! " 
:Et il s'arrta net, ne sachant comment amener ce qui suivrait, son embarquement, son voyage, ses premires motions. 
:Elle parut, voile, le pied rapide, et, ayant pris son bras, aprs une courte poigne de main, ils s'loignrent. 
:Il s'arrta, hsitant un peu. Forestier souriait avec malice  : 
:Il demeurait embarrass  ; enfin il pronona avec hsitation  : 
:" Mais... je la trouve... je la trouve trs sduisante. 
:Mais la porte s'ouvrit sans bruit, et un grand monsieur s'avana, qu'on n'avait point annonc. 
:Et il lui semblait aussi que cet homme, sans qu'il devint pourquoi, avait t mcontent de le trouver l. 
:Duroy pronona  : " Vingt-six. " Et son ami leva les yeux, sans arrter le mouvement rgulier de son bras. 
:" M'apportez-vous mon article  ? a irait trs bien aujourd'hui, en mme temps que la discussion Morel. " 
:" Trs bien, trs bien. Vous tes de parole. Il faudra me revoir a, Forestier  ? " 
:" Je vous le laisse, je l'ai lu. Il y a d'ailleurs aujourd'hui, dedans, une chose trs intressante. " 
:Ds qu'il fut entr, le sous-chef, M. Potel, l'appela  : 
:Il s'tait pourtant promis de faire durer le plaisir, mais il n'avait pu rsister  l'envie de tout lcher d'un seul coup. 
:M. Perthuis, un gros homme rouge comme une crte de coq, demeura suffoqu par la surprise. 
:Forestier le reut de haut, comme on reoit un infrieur  : 
:-- Tu emmneras avec toi le jeune Duroy ici prsent, et tu lui dvoileras les arcanes du mtier. 
:" As-tu apport la suite sur l'Algrie  ? Le dbut de ce matin a eu beaucoup de succs. " 
:" Montelin rpondit avec navet  : " Je viens de payer les seize mille francs que nous devions au marchand de papier. " 
:" Quant  celui-l, il a de la chance d'avoir pous sa femme, voil tout. " 
:" a doit rapporter bon d'tre reporter dans ces conditions-l. " 
:Aprs cinq minutes d'attente, on le fit entrer dans le cabinet o il avait pass une si bonne matine. 
:Et son ami, ayant tourn la tte, une tte furieuse, grogna  : 
:A peine rentr, la colre l'excitant, il se mit  crire. 
:La premire personne qu'il rencontra fut Saint-Potin qui, lui serrant la main avec une nergie de complice, demanda  : 
:Et il leur indiqua une srie d'informations politiques qu'il fallait se procurer pour le soir mme. 
:Saint-Potin entrana son nouveau confrre, et, lorsqu'ils furent dans le corridor, il lui dit  : 
:" Entrez toujours, monsieur, et adressez vous-mme votre demande  M. le directeur, qui y fera droit assurment. " 
:" Blagueur  ! Tu sais, a n'est pas gentil avec moi cette manire-l. " 
:Le directeur leva la tte, et d'une voix sche  : 
:" Le patron l'a trouv mauvais, et m'a charg de te le remettre pour le recommencer. Tiens, le voil. " 
:Et il rvait souvent le soir, en regardant de sa fentre passer les trains, aux procds qu'il pourrait employer. 
:" Oui, madame est l, mais je ne sais pas si elle est leve. " 
:" Ces deux dames vont arriver ensemble, dit-il  ; c'est trs gentil ces dners-l  ! " 
:" C'est a, vous me prfrez Mme de Marelle, vous trouvez bien le temps pour elle. " 
:Puis on s'assit, et le matre d'htel ayant prsent  Forestier la carte des vins, Mme de Marelle s'cria  : 
:Et l'homme tant sorti, elle annona avec un rire excit  : 
:" Cela ne vous ferait-il rien qu'on fermt la fentre  ? J'ai la poitrine un peu prise depuis quelques jours. 
:" Sacristi oui, on s'en paierait si on tait sr du silence. Bigre de bigre  ! les pauvres maris. " 
:Il disait cela avec conviction, s'exaltant  la pense de cette jouissance de table qu'il gotait. 
:" Vous allez bien, mes enfants. Si vous continuez comme a, vous finirez par faire des btises. " 
:Le dessert vint, puis le caf  ; et les liqueurs versrent dans les esprits excits un trouble plus lourd et plus chaud. 
:Alors elle lui prit le bras, comme s'il et t son mari, pour aller jusqu'au canap o ils s'assirent cte  cte. 
:Ils demeurrent silencieux les regards mls, les doigts enlacs et brlants. 
:" Je ne veux pas rester si prs de vous. Je perdrais la tte. " 
:Quand ils eurent fini de manger, ils rentrrent dans le salon et reprirent leur place sur le canap, cte  cte. 
:Elle voulait qu'il descendt tout de suite, qu'il se battt, qu'il les tut. 
:Et il ouvrit un petit logement compos de deux pices et situ au rez-de-chausse, en face de la loge. 
:" Mon mari arrive ce soir, aprs six semaines d'inspection. Nous aurons donc relche huit jours. Quelle corve, mon chri  ! 
:" Si tu veux, quand nous nous serons bien aims, tu m'emmneras dner quelque part. Je me suis faite libre. " 
:" Veux-tu me conduire  La Reine Blanche  ? Ce sera une fte complte. " 
:Il pensa  : " Bah  ! qu'importe le pass  ? Je suis bien bte de me troubler de a. " Et, souriant, il rpondit  : 
:Elle arriva, trs anime, trs gaie, fouette par l'air froid de la rue  : 
:Elle tait de celles que la rsistance irrite et que l'impolitesse exaspre. 
:Elle pronona, avec ddain, avec une colre froide  : 
:" Je t'en supplie, j'ai une raison, une raison trs srieuse... " 
:" Tu vois bien que tu mens... sale bte... " Et avec un geste rageur, les larmes aux yeux, elle lui chappa. 
:Elle s'arrta net, et le regardant au fond des yeux pour y lire la vrit  : 
:Ds qu'il eut de la lumire, il saisit cette pice pour l'examiner. C'tait un louis de vingt francs  ! 
:Il s'veilla tard. Il avait faim. Il essaya de se rendormir pour ne se lever qu' deux heures  ; puis il se dit  : 
:Ds qu'elle s'aperut que Mme de Marelle la regardait, elle toucha du bout du doigt l'paule de Duroy  : 
:Il ne rpondit point, affectant un air de mpris qui l'empchait de se compromettre, mme par un mot, avec cette drlesse. 
:Elle se mit  rire, d'un rire de rage et dit  : " Te voil donc muet  ? Madame t'a peut-tre mordu la langue  ? " 
:Duroy s'tait lanc derrire elle et s'efforait de la rejoindre. 
:" Arrtez-la  ! Arrtez-la  ! Elle m'a vol mon amant. " 
:Elle avait cherch la plus grossire injure. Il sentit le sang lui empourprer la face, et il rentra seul. 
:Il voulut, ds le jour suivant, en commencer l'excution. Il fit  Mme Forestier une visite en claireur. 
:" Et je vais commencer tout de suite mon mtier d'amie. Vous tes maladroit, mon cher... " 
:Il dit, en souriant  : " Merci, vous tes un ange... un ange gardien. " Puis ils parlrent de choses et d'autres. 
:-- Ah  ! vraiment. J'irai certainement voir cette tentative trs littraire. " 
:" Et vous qui devez tre renseign mieux que personne, monsieur Duroy, pour qui sont vos prfrences  ? " 
:Ces dames, un peu dconcertes encore, commenaient cependant  sourire, tant tait juste sa remarque. 
:Et La Vie Franaise " naviguait sur les fonds et bas-fonds ", manoeuvre par toutes ces mains diffrentes. 
:-- Le mes sonna. -- " Je vais vous les montrer. " Et il prit une lampe pour qu'on pt distinguer tous les dtails. 
:Il s'arrta net, en entendant derrire lui la voix de Mme de Marelle qui venait d'entrer. 
:Que dirent-ils ensuite  ? Pas grand-chose  ; mais leurs lvres frmissaient chaque fois qu'ils se regardaient. 
:Les deux hommes ne parlrent point dans les premiers moments. Puis Duroy, pour dire quelque chose, pronona  : 
:" Oh  ! vous ne comprenez mme pas ce mot-l, vous, la mort. A votre ge, a ne signifie rien. Au mien, il est terrible. 
:Il allait doucement, un peu essouffl, rvant tout haut, oubliant presque qu'on l'coutait. 
:" Toutes les religions sont stupides, avec leur morale purile et leurs promesses gostes, monstrueusement btes. 
:Il s'arrta, prit Duroy par les deux extrmits du col de son pardessus, et, d'une voix lente  : 
:Il s'arrta encore, rflchit quelques secondes, puis d'un air las et rsign  : 
:" Moi, je suis un tre perdu. Je n'ai ni pre, ni mre, ni frre, ni soeur, ni femme, ni enfants, ni Dieu. " 
:Puis, levant la tte vers le firmament, o luisait la face ple de la pleine lune, il dclama  : 
:Il fut bless  : " Eh bien, soit, je viendrai dner lundi. " 
:Ils se retirrent de bonne heure, et Duroy dit en hochant la tte  :, 
:Or, un aprs-midi, comme il entrait dans la salle de rdaction, Boisrenard lui tendit le numro de La Plume  : 
:-- Oui. Est-ce que vous avez t arrte par un agent des moeurs  ? " 
:Il se remit  marcher, rptant, d'une faon continue, machinale  : " Il faut que je sois nergique, trs nergique. " 
:Il s'assit de nouveau, prit un cahier de papier  lettres, traa  : " Mon cher papa, ma chre maman... " 
:Il se dit  : " Je tiens le moyen. " Et comme il se sentait maintenant la peau brlante, il rouvrit la fentre. 
:Ils taient envelopps de fourrures. Rival dclara, aprs avoir serr la main de son client  : 
:-- Allons, a ira. Avez-vous bu et mang quelque chose  ? 
:Les deux tmoins montrent  leur tour et le cocher partit. Il savait o on devait aller. 
:Il lui semblait qu'il tait fou, qu'il dormait, qu'il rvait, que quelque chose de surnaturel tait survenu qui l'enveloppait. 
:Avait-il peur  ? Peut-tre  ? Mais il ne savait pas. Tout tait chang autour de lui. 
:" Tout est prt. La chance nous a favoriss pour les pistolets. " 
:Il rptait en lui-mme, comme une prire  : " Quand on commandera feu, j'lverai le bras. " 
:Ses tmoins et le mdecin le touchaient, le palpaient, dboutonnaient ses vtements en demandant avec anxit  : 
:" Vous n'tes pas bless  ? " Il rpondit au hasard . 
:" Avec ce sacr pistolet, c'est toujours comme a, on se rate ou on se tue. Quel sale instrument  ! " 
:" Bravo, bravo, vous avez dfendu le drapeau de La Vie Franaise, bravo  ! " 
:-- Moi, je n'aurais pas ferm l'oeil. Et sur le terrain, dis-moi comment a s'est pass. " 
:-- Bien vrai. Parole d'honneur. C'est notre maison, a, rien qu' nous. " 
:-- Eh bien, parle-lui de jardinage et de rcoltes, il aime beaucoup a. 
:Elle le quitta, aprs l'avoir indfiniment embrass, ce duel ayant exaspr sa tendresse. 
:Puis il conclut  : " Enfin, c'est une bien gentille matresse. Je serais rudement bte de la lcher. " 
:" Je l'ai laisse au chemin de fer, ne sachant pas dans quel htel vous me conseilleriez de descendre pour tre prs de vous. " 
:L'autre murmura  : " Assieds-toi ", et il baissa la tte comme enfonc en des mditations dsespres. 
:L'espace derrire les cimes sombres tait rouge, d'un rouge sanglant et dor que l'oeil ne pouvait soutenir. 
:L'autre haussa les paules avec une impatience accable  : " Tu le vois bien. " Et il baissa de nouveau la tte. 
:" Oui, a va mieux, j'ai repris des forces. Djeune bien vite avec Madeleine, parce que nous allons faire un tour en voiture. " 
:Ils entendaient le prtre, qui parlait un peu haut, tant un peu sourd, et qui disait  : 
:Ils ne distingurent pas ce que rpondit Forestier. Le vieillard reprit  : 
:Puis tout d'un coup, le prtre pronona, d'un ton diffrent, d'un ton d'officiant  l'autel  : 
:Le malade avait murmur quelque chose. Le prtre rpta  : 
:-- Aucun, sauf des cousins. Son pre et sa mre sont morts comme il tait tout jeune. " 
:Le domestique vint les prvenir que " M. le cur avait fini ". Et ils remontrent ensemble. 
:Ds qu'il fut sorti, le moribond, qui haletait, essaya de soulever ses deux mains vers sa femme et il bgaya  : 
:Une garde tait venue, envoye par le mdecin  ; elle sommeillait prs de la fentre. 
:Ils demeurrent longtemps cte  cte, coude contre coude, silencieux et mditant. 
:Et Duroy ayant soupir  : " Pauvre garon  ! " elle poussa  son tour un long soupir de rsignation navre. 
:Le soir, ils ne se virent qu' l'heure du dner. Puis ils montrent  leurs chambres, tant tous deux briss de fatigue. 
:Rien de plus. Il l'avait reu par le courrier de neuf heures. Il entrait chez elle  trois heures, le mme jour. 
:" Comme vous avez t bon de venir l-bas dans ces circonstances terribles. " 
:Elle avait rougi,  son tour  ; comme si elle lui et propos une indlicatesse. 
:" J'y ai bien souvent song, mais cela ne me parat pas facile. 
:Il rpondit aussitt, en homme qui connat la question  : 
:Il reut le lendemain un petit bleu de sa matresse annonant qu'elle arriverait  une heure. 
:Il avait baiss les yeux  ; il prparait son dbut. Il commena d'une voix lente  : 
:Il se tut, esprant qu'elle rpondrait, s'attendant  une colre furieuse,  des violences,  des injures. 
:Et s'tant dgage d'un mouvement en arrire, elle s'en alla, sans qu'il tentt de la retenir plus longtemps. 
:-- Mais non, pas du tout. Elle a trouv a trs bien, au contraire. " 
:Duroy et sa femme, de temps en temps, prononaient quelques mots inutiles, puis se tournaient de nouveau vers la portire. 
:Elle lui tendit tranquillement sa joue, qu'il baisa comme il et bais celle d'une soeur. 
:Il s'tait assis  ct d'elle, tout prs. Elle cria  : " Oh  ! un cerf  ! " 
:Le train traversait la fort de Saint-Germain  ; et elle avait vu un chevreuil effray franchir d'un bond une alle. 
:Elle se dbattait, le repoussait, tchait de se dgager. Elle y parvint enfin, et rpta  : 
:Il demeurait assis, trs rouge, et glac par ces mots raisonnables  ; puis, ayant repris quelque sang-froid  : 
:Avant leur union, du reste, elle avait rgl, avec une sret d'homme d'affaires, tous les dtails financiers du mnage. 
:" C'tait un garon trs conome, trs rang, trs travailleur. Il aurait fait fortune en peu de temps. " 
:Elle s'arrtait parfois pour suivre une ide intime, puis reprenait  : 
:Georges, qui commenait  trouver longue la leon, rpondit  : 
:Il pronona, avec une voix de collgien qui bredouille sa leon  : 
:" Tant mieux. Ce sera charmant de mal dormir... auprs de... auprs de toi... et d'tre rveille par le chant des coqs. " 
:" Oh  ! que c'est joli  ! que c'est joli  ! Je ne savais pas qu'il y et tant de bateaux que a  ? " 
:Ils venaient de s'arrter aux deux tiers de la monte,  un endroit renomm pour la vue, o l'on conduit tous les voyageurs. 
:Le vieux prit son fils par le bras, et le retenant en arrire, il demanda avec intrt  : 
:Et il l'embrassa aussitt comme il avait embrass pre et mre. 
:" Veux-tu dgringoler jusqu' la Seine  ? " dit-il. 
:Elle fut leve et prte  partir aux premires lueurs de l'aurore. 
:" Voil, dit-il, je t'avais prvenue. Je n'aurais pas d te faire connatre M. et Mme du Roy de Cantel, pre et mre. " 
:Il rpondit  : " Bonjour, Made ", en passant une main derrire sa taille. 
:Il sonna, ayant oubli sa clef, et le mme domestique, qu'il avait gard aussi sur le conseil de sa femme, vint ouvrir. 
:Et elle lui tendit ses bras et ses lvres avec un lan de plaisir si vrai qu'il se sentit consol. 
:" Que je suis contente  ! Voil ma chemine garnie maintenant. " 
:" Oui, je le trouve fort agrable. Je crois que nous nous entendrons trs bien. " 
:" Passez, mon matre, puisque vous clairez la route. " 
:On sentait si bien que rien n'tait chang, que les confrres de Du Roy lui montaient une scie dont il commenait  se fcher. 
:Comme Du Roy gagnait le bureau du directeur, celui qui l'avait appel l'arrtait  : 
:Du Roy ne rpondait rien, mais il rageait  ; et une colre sourde naissait en lui contre le mort. 
:Il referma l'armoire avec calme, en prononant assez haut pour tre entendu  : 
:Il admettait parfaitement que Forestier n'et rien t sans Madeleine  ; mais quant  lui, allons donc  ! 
:Et sans cesse il se rptait  : " Comment se fait-il que cette femme-l ait gob un seul instant un semblable animal  ? " 
:Elle jugea cela puril, peut-tre, mais elle fut flatte et ne rpondit rien. 
:Mais en se couchant, toujours hant par la mme pense, il demanda encore  : 
:Georges haussa les paules et pronona avec un mpris suprieur  : 
:" Allons, voyons, raconte-moi a. Il devait tre bien drle dans ce moment-l  ? " 
:Il la regarda de coin. Son fin profil blond lui apparut sous l'clat vif d'une guirlande de gaz qui annonait un caf-chantant. 
:Il sembla  la jeune femme que les lvres de son mari taient glaces. 
:" Vous vous tes bien porte pendant le sicle coul depuis notre dernire rencontre  ? " 
:Elle rpondit, avec une conviction de femme sre de son jugement  : 
:" Eh  ! la mre n'est pas encore pique des vers. " 
:Puis il haussa les paules  : " Bah  !... c'est fou  !... Est-ce que le pre m'aurait jamais accept  ? " 
:Elle avait une telle allure de femme outrage, qu'il demeura surpris. Sa mre entra. Il lui prit et lui baisa les mains. 
:Une bouffe de joie orgueilleuse lui gonfla la poitrine. Elle l'aimait donc, celle-l, d'un amour vrai, constant, profond. 
:-- Oh  ! non. Cela ne m'amuse gure, moi  ; j'irai  la Chambre des dputs. " 
:Devant la porte de Rival, une file de voitures tait range. Du Roy offrit son bras  Mme Walter, et ils entrrent. 
:" Mme Walter, ici prsente, qui trouve ce surnom trs gentil. " 
:On entendait rpter de tous les cts  : " C'est trs drle, cette cave, c'est trs gentil. " 
:Les connaisseurs dclarrent son jeu trs ferme et trs serr. Et le public, confiant, l'apprcia. 
:" On touffe l-dedans, finissons vite et allons-nous-en. " 
:Un sourire aimable s'tait fix sur les lvres des juges, qui approuvaient les coups par un petit bravo. 
:Elle voulait le blesser et s'attendait  une colre. Mais il sourit et rpondit  : 
:Madeleine lui tourna le dos, ddaignant de rpondre  ; puis aprs une minute de silence, elle reprit  : 
:Il se prsenta boulevard Malesherbes ds deux heures. On le fit entrer dans le salon. Il attendit. 
:Il disait cela d'un ton galant et badin, avec un sourire sur les lvres et un accent srieux dans la voix. 
:Ils s'taient assis l'un prs de l'autre. Elle prit la chose de faon plaisante. 
:Il n'en tait pas certain, cependant, et il demeura inquiet jusqu'au jour du dner. 
:Du Roy pensa  : " J'ai rudement bien fait de n'y pas retourner. La voil calme. Attention. " 
:Mais la Patronne l'excitait par la difficult de la conqute, et par cette nouveaut toujours dsire des hommes. 
:Elle hsitait, perdue. Et comme le coup passait la porte de son htel, elle murmura trs vite  : 
:" Vous me reconduisez, Bel-Ami, vous savez que je ne viens dner si loin qu' cette condition  ? " 
:" C'tait parfait, ton dner. Tu auras dans quelque temps le premier salon politique de Paris. " 
:Une sensation de solitude, de dsert, de repos, saisissait l'esprit. La lumire, nuance par les vitraux, tait douce aux yeux. 
:Elle l'coutait dans une attitude de mditation profonde, comme si elle n'et rien entendu. Elle rpondit entre ses doigts  : 
:Il sentait trembler son paule contre lui et sa gorge palpiter  ; et elle balbutia, trs vite  : 
:Il eut un sursaut, comme si un grand coup lui ft tomb sur la tte, et il soupira  : 
:Mais Du Roy, qui songeait  obtenir un rendez-vous ailleurs qu' la Trinit, murmura  : 
:Elle ne rpondit pas. Elle semblait inanime, change en statue de la Prire. 
:" Non  ! non  ! non  ! tout de suite  ! tout de suite  ! Il le faut  ! Il est l  ! Dans cette glise  ! Il m'attend. " 
:" Oh  ! ayez piti de moi, mon pre  ! Sauvez-moi, au nom de Dieu, sauvez-moi  ! " 
:" Bnissez-moi, mon pre, parce que j'ai pch. " 
:Du Roy le considrait, lui trouvant une bonne tte, et, tout  coup, il s'imagina qu'il ressemblait  Forestier. 
:-- Oui. Je suis de Rennes. Et vous, monsieur, c'est par curiosit que vous tes entr dans cette glise  ? 
:Et l'ayant salu, le journaliste s'loigna, le sourire aux lvres. 
:" C'est parfait... parfait... parfait. Vous tes un homme prcieux. Tous mes compliments. " 
:Et Du Roy rentra dner, enchant de sa journe, malgr l'chec de la Trinit, car il sentait bien la partie gagne. 
:-- Oui, je viens mme de faire un article sur l'Algrie  ce sujet. 
:" Cette plaisanterie est plus que dplace, et je te prie d'y mettre un terme. Voil trop longtemps qu'elle dure. " 
:" Je ne le ferai plus, ma chrie. C'est bte. Je le reconnais. " 
:Et il partit en courant. Ds qu'elle l'eut rejoint et qu'elle eut bien voil la vitre de son ct, elle demanda  : 
:Soudain elle se tut. La voiture venait de s'arrter. Du Roy ouvrit la portire. 
:Elle s'tait cramponne au capiton du fiacre, pouvante  l'ide de ce tte--tte, et elle balbutiait  : 
:Ds qu'il eut referm la porte, il la saisit comme une proie. Elle se dbattait, luttait, bgayait  : 
:Et il pensait  : " Voil ce qui m'est bien gal, par exemple. " 
:" Fais-en autant que lui, toi. Deviens ministre  ; et tu pourras faire ta tte. Jusque-l, tais-toi. " 
:Elle arriva presque aussitt, et ds qu'elle l'eut aperu  : 
:" Ah  ! tu as reu ma dpche  ! Quelle chance  ! " 
:Elle tait debout tout prs de lui, attendant un sourire, un geste pour se jeter dans ses bras. 
:Du Roy avait repos son chapeau sur une chaise. Il attendait, trs attentif. 
:" J'y ai pens, mon chat, et si tu tais bien gentil, bien gentil, si tu m'aimais un peu, tu me laisserais t'en prter. " 
:" Va, mon chri, mais tu viendras dner demain. " 
:Alors elle lui tendit ses lvres qu'il effleura  peine, et lui ayant donn son ombrelle qu'elle oubliait, il reprit  : 
:" Peux-tu venir dner demain  ? Il serait enchant de te voir. 
:-- Non, je dne chez le Patron. Nous avons un tas de combinaisons politiques et financires qui nous occupent. " 
:Tout  coup elle s'arrta, et tirant entre deux doigts un long cheveu pris dans une boutonnire, elle se mit  rire  : 
:" Tiens. Tu as emport un cheveu de Madeleine. En voil un mari fidle  ! " 
:Elle avait devin, avec son instinct rus de femme, et elle balbutiait, furieuse, rageant et prte  pleurer  : 
:" Elle t'aime, celle-l... et elle a voulu te faire emporter quelque chose d'elle... Oh  ! que tu es tratre... " 
:" M. le comte est trs mal, monsieur. On croit qu'il ne passera pas la nuit, la goutte est remonte au coeur. " 
:Sa femme tait rentre. Il pntra dans sa chambre essouffl et lui annona tout de suite  : 
:Il ne l'avait jamais vue si ple et si mue. Elle murmura  : 
:Elle se dshabilla rapidement, puis se glissa auprs de lui. 
:Enfin, Georges pronona, comme parlant  lui-mme  : 
:" Pourquoi nous aurait-il laiss quelque chose  ? Il n'y avait aucune raison pour a  ! " 
:" a doit tre a. C'est drle que ce soit toi qu'il appelle, et non moi qui suis lgalement le chef de famille. " 
:Elle ne rpondit point d'abord, puis aprs une courte rflexion  : 
:Ils se mirent en route ds qu'ils eurent djeun. 
:" Je soussign, Paul-mile-Cyprien-Gontran, comte de Vaudrec, sain de corps et d'esprit, exprime ici mes dernires volonts. 
:Ds qu'ils furent rentrs chez eux, Du Roy ferma brusquement la porte, et, jetant son chapeau sur le lit  : 
:Aprs un moment de rflexion, elle balbutia, d'une voix agite  : 
:" Il me semble pourtant que si... qu'on et trouv au moins aussi trange un legs de cette importance, de lui...  toi. " 
:" Allons, avoue que tu tais la matresse de Vaudrec. " 
:" Moi, je n'ai qu' me taire. C'est  toi de rflchir. " 
:Il fut longtemps sans rpondre, puis il pronona, en hsitant  : 
:" Je ne vois pas non plus comment on fermerait la bouche  la malignit publique, puisque l'acte est l, sign par Vaudrec. " 
:" Je vais tcher d'arranger la difficult du neveu pour cinquante mille francs, n'est-ce pas  ? " 
:C'tait une chane d'une forme bizarre, dont chaque anneau portait une pierre diffrente. 
:Et le journaliste, aprs avoir donn son adresse, ajouta  : 
:" Vous ferez graver sur le chronomtre mes initiales G.R.C., en lettres enlaces au-dessous d'une couronne de baron. " 
:" Si tu veux, dit-il, nous irons ce soir au thtre, tchons de trouver une loge. " 
:Mais Clotilde parut ne se souvenir de rien et fora mme son mari  accepter l'invitation. 
:Ils avaient l'air de fantmes apparus et prts  s'vanouir dans la nuit. 
:Les critiques d'art, enthousiasms, dclaraient cette toile le plus magnifique chef-d'oeuvre du sicle. 
:Il avait dclar d'abord qu'il n'irait point  la fte du Patron, et qu'il ne voulait plus mettre les pieds chez ce sale juif. 
:" Il vaut tout de mme mieux subir cette corve. Prpare-toi vite. " 
:Ils entrrent et remirent leurs lourds vtements de sortie aux valets de pied qui s'avancrent. 
:Mme Walter, entoure d'amies, se tenait dans la seconde pice, et rpondait aux saluts des visiteurs. 
:Beaucoup ne la connaissaient point et se promenaient comme dans un muse, sans s'occuper des matres du logis. 
:" Ah  ! vous voil enfin, mchant Bel-Ami. Pourquoi ne vous voit-on plus  ? " 
:Ils allaient doucement  travers la foule. On se retournait pour regarder ce beau garon et cette ravissante poupe. 
:-- Oui. Un million  nous deux. Quarante mille de revenu. Nous ne pouvons mme pas avoir une voiture  nous avec a. " 
:Walter aperut son chroniqueur et s'lana pour lui prendre les mains. Il tait ivre de joie  : 
:Puis il s'lana vers le snateur Rissolin qui tranait sa femme tourdie et orne comme une boutique foraine. 
:Et les deux jeunes gens s'enfoncrent dans la foule, suivis par le mari. Clotilde rptait  : 
:Boisrenard, qui lui serra la main, avait aussi orn sa boutonnire de ruban vert et jaune sorti le jour du duel. 
:Mme de Marelle reconnut que ce Jsus de Karl Marcowitch tait trs tonnant  ; et ils revinrent. Ils avaient perdu le mari. 
:- Ah  ! vous voil  ! Eh bien, Bel-Ami, vous allez rester seul. J'enlve la belle Clotilde pour lui montrer ma chambre. " 
:" Oh  ! ta femme s'en moque bien. C'est quelqu'une de tes matresses qui t'aura fait une scne. 
:Il revint doucement, en rflchissant. Puis il rentra dans la serre, le front hautain, la lvre souriante. 
:Du Roy prit familirement le coude de la jeune fille reste prs de lui et de sa voix caressante  : 
:-- Et c'est un secret entre nous deux. Pas un mot de a  votre pre ni  votre mre. 
:Elle lui prsenta une petite bote noire qui semblait un crin  bijoux. 
:Il l'ouvrit avec indiffrence et aperut la croix de la Lgion d'honneur. 
:Il devint un peu ple, puis il sourit et dclara  : 
:" J'aurais prfr dix millions. Cela ne lui cote pas cher. " 
:Du Roy pensa  : " a tiendra-t-il, cette rsolution l  ? " 
:Le dner fut un peu morne. Seule Suzanne bavardait sans cesse. Rose semblait proccupe. On flicita beaucoup le journaliste. 
:Walter, qui allait devant avec ses deux filles et Madeleine, attendit Du Roy auprs du Jsus marchant sur les flots. 
:Mme Walter rpliqua d'une voix ferme, d'une voix o vibrait une exaltation secrte  : 
:" C'est ce Christ-l qui sauvera mon me. Il me donne du courage et de la force toutes les fois que je le regarde. " 
:Chacun s'tonna. Walter trouva la chose bien singulire. Madeleine, en souriant, dclara que Jsus avait l'air plus viril. 
:Il pronona, comme si on lui et arrach un secret du fond du coeur. 
:Suzanne, surprise, inquite, se redressa, et s'en revint tout doucement. Le journaliste tait parti. 
:Puis il partit vers six heures, aprs avoir embrass sa femme, et il alla chercher un fiacre place Notre-Dame-de-Lorette. 
:Aussitt qu'elle fut loin, il passa la tte " la portire, et il cria  : 
:" Vous tes bien Mme Claire-Madeleine Du Roy, pouse lgitime de M. Prosper-Georges Du Roy, publiciste, ici prsent  ? " 
:L'homme cach ne remua pas. Il paraissait tourner le dos, la tte enfonce sous un oreiller. 
:L'officier toucha ce qui semblait tre l'paule, et rpta  : " Monsieur, ne me forcez pas, je vous prie,  des actes. " 
:Mais le corps voil demeurait aussi immobile que s'il et t mort. 
:" Qui tes-vous  ? " L'amant, perdu, ne rpondant pas, il reprit  : 
:" Mais rpondez donc, lche, ou je vais vous nommer, moi. " 
:" Allons donc... levez-vous... Puisque vous vous tes dshabill devant ma femme, vous pouvez bien vous habiller devant moi. " 
:Le commissaire tait revenu vers elle, attendant que son complice ft debout. 
:" II y a flagrant dlit... flagrant dlit. Je peux vous faire arrter, si je veux... oui, je le peux. " 
:" En vrit, monsieur, voulez-vous me dire qui vous tes,  la fin  ? " 
:" Voil ce que vaut une dcoration qui vient de salops de votre espce. " 
:" Tiens, vous voici  ? Vous semblez tout drle  ! Pourquoi n'tes-vous pas venu dner  la maison  ? D'o sortez-vous donc  ? " 
:Le jeune homme, qui tait sr de son effet, dclara, en pesant sur chaque mot  : 
:-- Pas du tout. Je vais mme faire un cho l-dessus. 
:-- Parbleu. J'tais ridicule. Mais il me fallait faire la bte pour les surprendre. a y est. Je suis matre de la situation. " 
:Il s'tait mis  califourchon sur une chaise. Il rpta, comme s'il et song  : " J'irai loin. " 
:On traversa la Seine, on contourna le Mont-Valrien, puis on gagna Bougival, pour longer ensuite la rivire jusqu'au Pecq. 
:Georges et Suzanne restrent en arrire. Ds qu'ils furent carts de quelques pas, il lui dit d'une voix basse et contenue  : 
:-- Et en sortant de chez votre mre, vous direz la mme chose  votre pre, d'un air trs srieux et trs dcid. 
:" Oh  ! quel bonheur  ! vous m'enlverez  ? Quand a m'enlverez-vous  ? " 
:" Oh  ! que je vous aime  ! Comme vous tes bonne et brave  ! Alors, vous ne voulez pas pouser M. de Cazolles  ? 
:-- Votre pre s'est beaucoup fch quand vous avez dit non  ? 
:-- Vous voyez qu'il est ncessaire d'tre nergique. 
:Quand le landau fut arriv dans la cour de l'htel, on voulut retenir Georges  dner. Il refusa et revint chez lui. 
:" Oh  ! 'a a t terrible, chez maman surtout. " 
:" C'est ma pauvre maman qui ne doit pas dormir  cette heure, si elle s'est aperue de mon dpart. " 
:C'tait Bel-Ami par-ci, Bel-Ami par-l, du matin au soir. Te voil paye. " 
:Il demeura d'abord immobile et stupfait, puis il lcha un " Nom de Dieu " furibond, et il sortit en tapant la porte. 
:Ds qu'il l'eut vu, il ne conserva point de doute. Elle s'tait enfuie. 
:Il n'avait plus la force de rpondre  ; il n'avait plus de colre, il gmit  : 
:Il finit par se fcher et par prendre, en homme pratique, la dfense de Bel-Ami. 
:Elle avait envie de crier, de se rouler par terre, de s'arracher les cheveux. Elle pronona encore, d'une voix exaspre  : 
:Tout d'un coup, elle aperut le Christ. Elle ouvrit la porte qui le sparait d'elle, et tomba sur les genoux. 
:" Comme j'aurais d te deviner ds le commencement. Mais non, je ne pouvais pas croire que tu serais crapule comme a. " 
:" Ne parle pas de celle-l  ! Je te le dfends  ! " 
:" Il se marie  l'glise parce que, pour l'glise, il n'tait pas mari, la premire fois. 
:Elle tait devenue maigre. Ses cheveux blancs faisaient paratre plus blme encore et plus creux son visage. 
:Elle regardait devant elle pour ne voir personne, pour ne songer, peut-tre, qu' ce qui la torturait. 
:Plusieurs femmes, attendries, murmurrent  : " Comme la pauvre mre est mue. " 
