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:Pendant un demi-sicle, les bourgeoises de Pont-l'vque envirent  Mme Aubain sa servante Flicit.
:Flicit, un quart d'heure aprs, tait installe chez elle.
:Paul donna l'explication de ces gravures  Flicit. Ce fut mme toute son ducation littraire.
:Pour qu'elle se consolt par son exemple, Flicit lui dit :
:--  Moi, madame, voil six mois que je n'en ai reu !...
:Les deux enfants avaient une importance gale ; un lien de son coeur les unissait, et leurs destines devaient tre la mme.
:Des femmes passrent dans la cour avec un bard d'o dgouttelait du linge.
:Virginie avait une fluxion de poitrine ; c'tait peut-tre dsespr.
:Au bout de plusieurs minutes, des savates se tranrent, la porte s'entre-billa, et une religieuse parut.
:La bonne soeur avec un air de componction dit qu'elle venait de passer. En mme temps, le glas de Saint-Lonard redoublait.
:Le corps fut ramen  Pont-l'vque, suivant les intentions de Mme Aubain, qui suivait le corbillard, dans une voiture ferme.
:Le ngre avait redit le propos  sa matresse, qui, ne pouvant l'emmener, s'en dbarrassait de cette faon.
:Elle traversa la fort, dpassa le Haut-Chne, atteignit Saint-Gatien.
:Elle dnigra les usages de Pont-l'vque, fit la princesse, blessa Flicit. Mme Aubain,  son dpart, sentit un allgement.
:Trois bonnes femmes l'entouraient pendant l'extrme onction. Puis elle dclara qu'elle avait besoin de parler  Fabu.
:Le murmure de la foule grossit, fut un moment trs-fort, s'loignait.
:Le pre et la mre de Julien habitaient un chteau, au milieu des bois, sur la pente d'une colline.
:--  Rjouis-toi,  mre ! ton fils sera un saint !
:La leon termine, ils descendaient dans le jardin, o, se promenant pas  pas, ils tudiaient les fleurs.
:Ayant donc ferm la porte, et sem sur les marches les miettes d'un gteau, il se posta devant le trou, une baguette  la main.
:Le pigeon, les ailes casses, palpitait, suspendu dans les branches d'un trone.
:Quand Julien put rciter par coeur toutes ces choses, son pre lui composa une meute.
:Des bourses, des hameons, des chausse-trapes, toute sorte d'engins, furent confectionns.
:Julien vola de cette manire le hron, le milan, la corneille et le vautour.
:La nuit allait venir ; et derrire le bois, dans les intervalles des branches, le ciel tait rouge comme une nappe de sang.
:De l'autre ct du vallon, sur le bord de la fort, il aperut un cerf, une biche et son faon.
:Le grand cerf l'avait vu, fit un bond. Julien lui envoya sa dernire flche. Elle l'atteignit au front, et y resta plante.
:--  Maudit ! maudit ! maudit ! Un jour, coeur froce, tu assassineras ton pre et ta mre !
:Quand il fut rtabli compltement, il s'obstina  ne point chasser.
:Son pre, le voulant rjouir, lui fit cadeau d'une grande pe sarrasine.
:Ds lors, il redouta les armes. L'aspect d'un fer nu le faisait plir. Cette faiblesse tait une dsolation pour sa famille.
:C'tait sa mre, dont le bonnet  longues barbes restait clou contre le mur.
:Julien fut bloui d'amour, d'autant plus qu'il avait men jusqu'alors une vie trs-chaste.
:Mais, s'tant concerts du regard, ils lui demandrent s'il les aimait toujours, s'il parlait d'eux quelquefois.
:Rien n'assurait  la jeune femme que son poux ft leur fils.
:Ils en donnrent la preuve, en dcrivant des signes particuliers qu'il avait sur la peau.
:Ils firent mille questions sur Julien. Elle rpondait a chacune, mais eut soin de taire l'ide funbre qui les concernait.
:Puis, tant sorti du bois, il aperut un loup qui filait le long d'une haie.
:Julien lui donna ce qu'il possdait, un vieux quartier de lard et les crotes d'un pain noir.
:Quand il les eut dvors, la table, l'cuelle et le manche du couteau portaient les mmes taches que l'on voyait sur son corps.
:Julien l'aida doucement  s'y traner, et mme tendit sur lui, pour le couvrir, la toile de son bateau.
:Et Julien, cartant la toile, se coucha sur les feuilles mortes, prs de lui, cte  cte.
:Il tchait de l'encourager ; et l'autre rpondait, en haletant :
:Julien s'tala dessus compltement, bouche contre bouche, poitrine sur poitrine.
:Et voil l'histoire de saint Julien l'Hospitalier, telle  peu prs qu'on la trouve, sur un vitrail d'glise, dans mon pays.
:Mannai rpondit, en indiquant avec son pouce un objet derrire eux :
:Antipas baissa la tte, puis d'un air d'pouvante :
:--  C'est pour avoir souhait l'empire  Caus !
:Puis ils se retirrent, chacun par un escalier diffrent,  reculons, sans se perdre des yeux.
:Hrodias sentit bouillonner dans ses veines le sang des prtres et des rois ses aeux.
:Et, sans quitter Antipas, il pntra, derrire lui, dans un appartement obscur.
:--  Le Trs-Haut envoie par moments un de ses fils. Iaokanann en est un. Si tu l'opprimes, tu seras chti.
:--  Ses colres ont trop de violence, rpliqua Phanuel. N'importe ! Il faut le dlivrer.
:--  On ne relche pas les btes furieuses ! dit le Ttrarque.
:Le Ttrarque hocha la tte. Il craignait Hrodias, Mannai, et l'inconnu.
:Un ngre survint. Son corps tait blanc de poussire. Il rlait et ne put que dire :
:Le Proconsul fit trois pas  sa rencontre ; et, l'ayant salue d'une inclinaison de tte :
:--  Quel bonheur ! s'cria-t-elle, que dsormais Agrippa, l'ennemi de Tibre, ft dans l'impossibilit de nuire !
:--  Malheur  vous, Pharisiens et Sadducens, race de vipres, outres gonfles, cymbales retentissantes !
:Le Ttrarque se rejeta en arrire, l'existence d'un Fils de David l'outrageant comme une menace.
:Le chtiment est dj dans ton inceste, Dieu t'afflige de la strilit du mulet !
:La trappe se ferma, le couvercle se rabattit. Mannai voulait trangler Iaokanann.
:Les rponses furent gnralement affirmatives. Le Ttrarque les renforait.
:Ensuite, il alla vers son appartement. Les dputations des prtres l'accompagnrent.
:On y causait de Iaokanann et des gens de son espce ; Simon de Gitto lavait les pchs avec du feu. Un certain Jsus...
:--  Le pire de tous, s'cria lazar. Quel infme bateleur !
:Et les amis d'Antipas, les principaux de la Galile, reprirent, en hochant la tte :
:Jacob, debout entre leur table et celle des prtres, se taisait d'une manire hautaine et douce.
:Il courba les paules, et  voix basse, lentement, comme effray de lui-mme :
:Tous les prtres se regardrent ; et Vitellius demanda l'explication du mot. Son interprte fut une minute avant de rpondre.
:Les prtres s'tant concerts, lazar prit la parole.
:--  lie ! lie ! rpta la foule, jusqu' l'autre bout de la salle.
